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Par Colette Braeckman[9]
Dans l’Afrique centrale d’aujourd’hui, les cessez le feu sont précaires, la guerre couve toujours, qu’il s’agisse du Burundi, de la République démocratique du Congo, de l’Ouganda et même du Rwanda, qui ne s’est pas encore remis des séquelles du génocide de 1994. Dans ces situations de violence, les enfants sont les premiers sacrifiés. Mais avant de décrire leur sort de manière plus approfondie, je voudrais d’abord rappeler la situation économique de ces pays, où le marasme a d‘abord touché la jeunesse. Si tant de jeunes ont rallié les mouvements combattants, c’est aussi parce que leur avenir était bouché, que l’école leur était devenue inaccessible.
[9] Colette Braeckman est journaliste au Soir. Ce texte émane d'une conférence qu'elle a donné à l'occasion de la remise du soutien exceptionnel du Fonds Houtman au projet « Mpore-relève toi » en juin 2004. Les titres et intertitres sont de la rédaction.